Lectio


« N’avez-vous jamais, vous qui me lisez, au moment de pénétrer dans une de ces salles, éprouvé le sentiment que la clarté qui flotte, diffuse, dans la pièce, n’est pas une clarté ordinaire, qu’elle possède une qualité rare, une pesanteur particulière ? N’avez-vous jamais éprouvé cette sorte d’appréhension qui est celle que l’on ressent face l’éternité, comme si de séjourner dans cet espace faisait perdre la notion du temps, comme si les ans coulaient sans qu’on s’en aperçoive, à croire qu’à l’instant de le quitter l’on sera devenu soudain un vieillard chenu ?

Ce texte je l’ai lu et il m’a profondément marqué, l’architecture et les intérieurs d’aujourd’hui sont happés par la lumière artificielle. Le livre explique avec beaucoup de delicatesse que les objets d’arts d’autrefois devaient être observer a travers les lumières des chandeliers notamment la laque et l’or qui deviennent trop présents avec une lumière crue. Cette vision reste pour moi l’idéal d’un monde qui ne veut pas disparaître et qui se bat pour exister dans notre modernité.